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Le Système Crânio-Sacré

  • Posted on mars 21, 2017 at 2:16

 Le Système Crânio-Sacré

Friday, 02 November 2012 16:11 | Written by Nancy Samson |
Cranio sacré

Le Système Crânio-SacréAujourd’hui, l’existence des rythmes respiratoire et circulatoire n’est plus discutée et les pratiques médicales qui s’y intéressent sont nombreuses et variées. Cependant, des recherches sérieuses ont maintenant démontré qu’il existe un autre rythme mettant en jeu différentes structures corporelles, principalement le crâne et le sacrum, reliés entre eux par la moelle épinière.

Déjà au début du 20e siècle, pour le Dr William Sutherland, un crâne avec une mobilité normale refléterait une bonne santé et un crâne en restriction de mobilité traduirait un traumatisme ou un état de maladie.

Le système crânio-sacré est un système physiologique qui existe chez les humains, aussi bien que sur les mamifères possédant un cerveau et une moelle épinière. Il se forme à la conception et continue de se développer en se renouvellant, jusqu’à la mort. Lorsqu’il existe des déséquilibres au niveau du système crânio-sacré, le cerveau et la moelle épinière en souffrent ; ces organes sont en fait la plaque tournante de tout notre être. Sans eux, nos sens, nos émotions et notre système moteur sont incapables de fonctionner adéquatement.

À l’intérieur du corps humain il existe un rythme profond qui est le rythme crânio-sacré. Ce rythme est généré par l’augmentation et la diminution du fluide céphalo-rachidien à l’intérieur et autour du cerveau et de la moelle épinière.

Le Système Crânio-Sacré est constitué du cerveau et de la moelle épinière (le système nerveux central), du fluide cérébro-rachidien (qui protège le cerveau et la moelle épinière, en circulant à l’intérieur des méninges), des méninges, des os de la colonne vertébrale et du sacrum.

Le système crânio-sacré contient notre force vitale première (potentiel) qui anime l’organisme au travers des tissus conjonctifs et du fascia, lesquels englobent tous les tissus repartis dans le corps.

Le praticien de la thérapie crânio-sacré écoute les rythmes subtils et les battements du système crânio-sacré dont il arrive à vérifier l’amplitude, la qualité et la symétrie. Grâce à ce toucher très léger, il pourra se connecter au mécanisme d’auto régulation du corps humain, le processus de guérison sera alors déclenché et accompagné.

Le patient ressentira une décontraction profonde et prendra conscience de son processus intérieur qui fait partie intégral du succès de cette expérience. Le praticien cherche non seulement à remédier physiquement, mais il offre aussi une exploration expérimentale dans laquelle il pourra englober le processus mental, émotionnel, et ses manifestations physiques.

Anatomie

  • On peut classer les os du crâne fonctionnant seuls ou par paires.
  • Les os de la ligne centrale, agissant seuls sont l’occipital, le sphénoïde et le frontal.
  • Les os fonctionnant par paire regroupent les pariétaux, les temporaux, les maxillaires, les zygomas, les palatins et les os propres du nez.
  • Le mouvement de l’ethmoïde et du vomer est secondaire car ils ne sont pas reliés directement au système crânio-sacré.

Mouvement des os de la ligne centrale

Le mouvement de la ligne centrale est représenté par une flexion-extension autour d’un axe transversal. Ce mouvement s’exécute au niveau de l’articulation sphéno-basilaire qu’on qualifie de synchondrose (où la liaison se fait entre les 2 os par du cartilage hyalin ; ex : entre la 1ère côte et le sternum). Dans une symphyse, la liaison se fait par un cartilage fibreux.

Lors de la flexion de la Synchondrose Sphéno-Basilaire, le sphénoïde fait une rotation antérieure avec élévation de son corps et un abaissement de ses grandes ailes et de ses apophyses ptérygoïdes. À l’inverse, l’occipital effectue une rotation postérieure avec une élévation de son corps et un abaissement de son écaille et de sa partie condylienne. Le vomer se porte caudalement en suivant la partie antérieure du sphénoïde.

Lors de l’extension de la SSB, les mouvements inverses se produisent. Tous ses mouvements sont accompagnés par des mouvements rotatoires des os fonctionnant par paire : une rotation externe pendant la flexion et une rotation interne pendant l’extension. La combinaison de l’ensemble de ces mouvements provoque des modifications du contour du crâne.

En flexion, il y a une augmentation du diamètre transversal, une diminution du diamètre antéro-postérieur et un aplatissement du vertex.

En extension, il y a diminution du diamètre transversal, une augmentation du diamètre antéro-postérieur et le vertex deviennent proéminents.

Les os de la face sont considérés comme suspendus au frontal et au sphénoïde. Leurs mouvements sont sous la dépendance du sphénoïde.

Les méninges.

En émergeant du crâne, la dure-mère s’attache au niveau du foramen magnum, sous la forme d’un anneau dense et fibreux, et sur les corps postérieurs des 2ème et 3ème vertèbres cervicales.

Puis elle descend le long du canal rachidien où elle est libre de toute insertion jusqu’à son insertion au corps postérieur de la 2ème vertèbre sacrée.

Un filum va rejoindre le coccyx. Ces insertions membraneuses permettent de lier le comportement du sacrum au mécanisme crânio-sacré.

Le sacrum effectue des mouvements involontaires de nudation–contre-nudation (ou flexion-extension) en synchronisation avec les mouvements de la SSB.

Lors de la flexion de la SSB, l’élévation du foramen magnum crée une mise en tension de la dure-mère qui entraîne l’apex du sacrum en antériorité et la base du sacrum en postériorité. Ce mouvement de contre-nutation est appelé flexion crânio-sacrée.

Pendant l’extension de la SSB, le foramen magnum subit un abaissement ce qui diminue la tension transmise par la dure-mère et provoque l’antériorisation de la base sacrée et la postériorisation de l’apex. Ce mouvement de nutation est appelé extension crânio-sacrée.

Les sutures

Les sutures sont des articulations entre les os du crâne de type syndesmose (l’union entre 2 os s’effectue par l’intermédiaire de tissus conjonctif à fibres collagènes ou élastiques). Il en existe plusieurs types qui sont élaborés spécifiquement pour permettre un type particulier de mouvements entre deux os du crâne.Au niveau des sutures, on trouve des expansions de la dure-mère et d’autres tissus, en particulier les fibres de Sharpey. L’étude de l’anatomie et de l’histologie des sutures montre que la direction des fibres n’est pas fortuite mais spécifique à chaque suture. Les sutures contiennent également des vaisseaux sanguins avec des nerfs qui assurent leur contrôle vasomoteur. On y trouve aussi des terminaisons nerveuses de types C, non myélinisées, ce qui suggère la possibilité de perception et de transmission de la douleur.Les méninges du crâne.Les méninges sont divisées en 3 couches : la pie-mère, l’arachnoïde et la dure-mère.La couche externe de la dure-mère est en continuité avec le périoste et le crâne. C’est un tissu conjonctif épais et résistant, relativement non élastique qui envoie des prolongements verticaux, la faux du cerveau et la faux du cervelet, qui séparent les hémisphères cérébraux et le cervelet.Elle forme aussi des prolongements relativement horizontaux : la tente du cervelet séparant les hémisphères cérébraux et le cervelet.La membrane arachnoïde est mince, délicate et vascularisée. Elle est séparée de la dure-mère et de la pie-mère par l’espace sous-dural et l’espace sous-arachnoïdien. Ces espaces sont remplis de liquide.La pie-mère est la plus interne, hautement vascularisée. Elle suit toutes les circonvolutions du cerveau et de la moelle épinière. Elle fournit le sang.La faux du cerveau s’insère en avant sur l’apophyse crista gali de l’ethmoïde, sur le frontal, les 2 pariétaux et l’écaille occipitale. Elle contient le sinus longitudinal supérieur au niveau de son insertion osseuse. Au niveau de son bord libre, elle contient le sinus longitudinal inférieur.La tente du cervelet sépare le cerveau du cervelet et s’insère sur le sphénoïde par les apophyses clinoïdes postérieures, l’occipital, les 2 pariétaux et les 2 temporaux sur la crête des pyramides pétreuses.Elle englobe les sinus transverses au niveau de son insertion sur l’écaille occipitale. Entre la faux du cervelet et la tente du cervelet, on trouve le sinus droit.Ces membranes durales sont en tension permanente et donc, l’augmentation de la tension de l’une d’elles demande le relâchement de l’autre et vice versa.Pendant la flexion de la SSB, il y a raccourcissement de la faux du cerveau dû à la bascule du sphénoïde et de l’occipital dans 2 sens opposés. De plus, il y a affaissement de la tente du cervelet par mise en rotation externe des temporaux. Dans l’extension, l’inverse se produit.Au total, le mouvement crânio-sacré combine une mobilité articulaire et une modification des tensions au sein des membranes. Les insertions membraneuses autour du foramen magnum de l’occipital et sur S2 expliquent la synchronicité entre le mouvement crânien et sacré.

Le mouvement respiratoire primaire

En plaçant ses mains sur les parties supérieures et latérales du crâne, l’examinateur éprouve à un moment donné, la sensation d’un élargissement et d’un rétrécissement du crâne. Ce mouvement se produit de 6 à 12 fois par minute. On l’appelle « cranial rythmic impulse ». Sutherland expliquait ce mouvement respiratoire primaire comme la résultante de plusieurs facteurs :

1) La motilité du cerveau et de la moelle épinière. Lors d’une intervention chirurgicale, on note que le cerveau semble avoir certains mouvements indépendamment de la respiration ou de la circulation.Pendant le déroulement, les hémisphères cérébraux diminuent leur dimension antéro postérieure et s’étalent latéralement alors que les os impairs de la ligne centrale vont en flexion et que les os pairs effectuent une rotation externe.Lors de l’enroulement, les hémisphères cérébraux descendent, les os pairs vont en rotations internes alors que les os impairs de la ligne centrale vont en extension.

2) La fluctuation du Liquide Céphalo-Rachidien. Le L.C.R. est contenu dans la dure-mère et forme ainsi un système hydraulique semi-fermé puisque la dure-mère est imperméable au liquide qu’elle contient. Il est produit au niveau des plexus choroïdes à l’intérieur des ventricules et retourne au système veineux par les villosités arachnoïdiennes. Ces corpuscules arachnoïdiens se concentrent pour la plupart dans le sinus veineux longitudinal supérieur mais on les rencontre également en grand nombre dans le système de drainage veineux intracrânien. On part du principe que la production du LCR est 2 fois plus rapide que sa résorption, et donc que le LCR va atteindre un seuil de pression élevé au bout d’un certain temps. Une fois ce seuil atteint, un mécanisme homéostatique intervient et coupe la production de LCR. La résorption est constante aussi bien pendant la phase de production qu’après le mécanisme d’arrêt.Donc, quand la production de liquide s’arrête, sa pression va tomber ainsi que diminue son volume à l’intérieur du système hydraulique. Quand le seuil de pression le plus bas est atteint, la production de liquide se remet en route et sa pression remonte.Ces montées et descentes rythmiques de pression du liquide vont provoquer un changement de rythme dans l’ensemble de ce système hydraulique semi-fermé.Le mécanisme de contrôle de la pression de LCR semble se situer dans les sutures. En effet, les fibres collagènes et élastiques des plexus vasculaires et nerveux qui se trouvent à l’intérieur des sutures possèdent un réflexe d’étirement et de compression.Quand la pression du LCR à l’intérieur du crâne dilate la suture, un réflexe déclenche l’arrêt de production de LCR dans les plexus choroïdes. Puis la pression baissant et les sutures n’étant plus dilatées, elles reviennent à leurs positions initiales, se ferment en compressant leurs terminaisons nerveuses et déclenchent un réflexe pour une reprise de la sécrétion de LCR.

3) La mobilité des membranes intracrâniennes et intraspinales (ou intrarachidiennes).La faux du cerveau, la faux du cervelet et la tente du cervelet sont des prolongements de la dure-mère. Elles ont des directions différentes et sont sous tension réciproque en s’adaptant les une par rapport aux autres.Lors de flexion de la Symphyse Sphéno-Basilaire, la tente du cervelet s’abaisse et la faux du cerveau se raccourcit d’avant en arrière.

4) La mobilité des os du crâne.Les sutures ont une structure anatomique leur permettant certains mouvements spécifiques. D’autre part, il existe une direction spécifique des fibres collagènes situées dans les sutures. Enfin, les sutures sont solidement attachées à la dure-mère et contiennent des éléments vasculo-nerveux.Le mouvement respiratoire primaire serait la somme de ces composantes. L’amplitude, la qualité et la symétrie du mouvement respiratoire primaire, mais non le rythme crânio-sacré lui-même, réagissent face aux traumatismes, aux maladies, au stress psychologique, etc.

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La Raison et Le Ressenti

  • Posted on mars 21, 2017 at 2:16

La Raison et Le Ressenti

Saturday, 05 November 2011 18:59 | Written by Nancy Samson |
Massothérapie

  La Raison et Le Ressenti

Malgré le culte apparent du corps, sportif et visuel, le mode de vie moderne privilégie les activités de l’intellect au détriment des activités corporelles, et néglige – voire occulte – des stimulations sensorielles, celles qui viennent du toucher. Et pourtant, le Toucher est un réflexe archaïque qui appartient à l’Homme en général, quelle que soit sa culture.

Il a probablement été utilisé depuis des millénaires aussi bien de manière spontanée et instinctive que selon des critères précisément définis, pour diminuer les tensions musculaires (60% du poids est en muscles), soulager les douleurs (il améliore la qualité de la circulation du sang), prévenir (le massage accélère la régénération des tissus en augmentant les échanges dans le corps et en stimulant l’élimination des toxines) ou guérir (en accélérant la circulation de la lymphe, le massage augmente les capacités du système immunitaire).

Si, en Orient, ces types de soins du corps ont été plus ou moins conservés par les différentes traditions, il en va différemment en Occident où la religion – en dévalorisant le corps- et l’esprit rationaliste impulsé par Descartes, – en donnant la prédominance à la Raison sur le Ressenti-, ont séparé artificiellement le corps et l’esprit.
L’époque actuelle tend à retrouver cette liaison essentielle et intègre de l’Orient et de l’Occident, à la fois le savoir-faire et le savoir-être. Le massage retrouvé en devient à la fois instrument de guérison et de developpement personnel..

LA PEAU: UNE CONSCIENCE DU CORPS

Couvrant la globalité du corps, elle pèse 4 kg pour environ 2 m² de superficie. Elle mobilise 70% de la circulation sanguine et près de 650 000 récepteurs sensoriels, soit la quasi totalité des  terminaisons nerveuses. La peau est issue du même feuillet embryologique que le cerveau : l’ectoderme, qui donnera naissance à l’ensemble du système nerveux ainsi qu’à l’ensemble des organes des sens. Comme si la peau était la surface extérieure du cerveau ou bien le cerveau la couche la plus profonde de la peau, peau et cerveau sont les deux parties d’un même tout. Outre ses fonctions d’élimination, de protection, de sécrétion, de respiration, la peau est l’interface du corps avec le monde, et nous permet donc d’avoir la conscience de nous-mêmes. La parcourir donne la conscience de la corporalité, de l’« incarnation », de l’unité du corps.

1. SEDATIF

Si l’on multiplie, par la friction douce, les impressions de contact, on épuise dans les corpuscules la faculté de percevoir, car tous les organes obéissent à la loi physiologique du rythme où à une phase de travail succède une phase de repos. L’impression douloureuse s’atténue alors par engourdissement des organes sensitifs périphériques.  La friction manuelle douce a donc un effet calmant, sédatif..

2. STIMULANT

La cellule musculaire doit se contracter régulièrement et assez fortement pour :

  • ·        absorber les matériaux alimentaires acheminés par le sang,
  • ·        les transformer afin d’assurer son développement

Ce courant ininterrompu de matière vivante conditionne la vie ou l’atrophie de la cellule. En effet, si l’activité est inexistante, à la suite par exemple d’une immobilisation forcée d’un membre, des œdèmes peuvent apparaître, conséquences de la stagnation des liquides dans les espaces intercellulaires . En pétrissant les masses musculaires, le massage favorise la brassage des liquides intérieurs, c’est à dire stimule l’absorption intramusculaire.

3. DEFATIGUANT ET DECONGESTIONNANT

Les déchets toxiques issus de l’oxydation des matériaux alimentaires sont éliminés par les reins et les glandes sudoripares via le liquide interstitiel.  Il en résulte que régulièrement, ce liquide sature et empoisonne la cellule qui y puise sans discontinuer les matériaux neufs issus de la digestion. Ainsi, dans ce milieu intérieur empoisonné, le fonctionnement des cellules s’en trouve altéré, caractérisant l’état de fatigue.Le massage permet de hâter la remise en état du milieu intérieur. Un léger brassage des espaces interstitiels refoule la masse sanguine des extrémités vers le centre, provoquant ainsi une accélération de l’évacuation. C’est un principe similaire qui prévaut pour décongestionner.  En effet, autour des points douloureux, au niveau des contusions, les vaisseaux sont plus ou moins gorgés de sang, provoquant en partie la douleur. La friction diminue les phénomènes congestifs et contribue donc à apaiser la douleur.

4. NEUROTONIQUE: L’IMPOSITION DES MAINS
Le massage apporte à la peau des sensations tactiles, intermittentes et rythmées. Ceci aboutit à lancer dans les centres nerveux un flot d’influx qui, transformé et mise en réserve, constitue une source d’activité physique et psychique, d’où le sentiment de bien-être et d’entrain, de réconfort émotionnel que procure un massage bien fait.La simple imposition des mains, soit immobiles, soit pratiquant un léger effleurage, peut agir aussi par les ondes – détectables par certains appareils- qui se dégagent du corps humain et que l’on peut comprendre comme l’écoulement en dehors de l’influx en excès. Les mains, par effleurage en des zones précises, procurent une sensation de chaleur, siège d’une subtile transmission d’influx. C’est le principe du reiki, .Cet effet appelé « neurotonique », issu des pratiques très anciennes, proches du magnétisme, calme les excités et contractés, relève les déprimés. L’action de ce type de massage sur un plan énergétique, est plus ou moins manifeste et dépend beaucoup de la santé, l’équilibre fonctionnel, et l’activité vitale de celui qui masse ou qui reçoit ce massage.

1. UNE CONNAISSANCE ANATOMIQUE

On ne peut espérer d’effets précis d’un massage que s’il est fait suivant certaines directions anatomiques. Suivant les cas qui se présentent, il faut masser, dans des directions déterminées, des muscles, des tendons, des articulations, des vaisseaux sanguins. Il est donc indispensable que le masseur ait des notions d’anatomie élémentaires : savoir où se trouvent et dans quel sens se dirigent les principaux groupes musculaires, et comment sont disposés les ligaments qui unissent entre elles les diverses pièces du squelette. Les dessins et les planches, dont il existe un grand nombre parfaitement et minutieusement exécutés, sont indispensables pour aboutir à une représentation mentale précise de la configuration du corps et de son contenu.

2. DES MAINS

Tout d’abord son instrument de travail, sa main, doit présenter une conformation favorable aux manœuvres qu’elle aura à exécuter. Les mains creuses, tendineuses ne peuvent exécuter un massage parfait. Leur contact est assez désagréable au patient ; elles entrent difficilement en cohésion intime avec les chairs à masser et perçoivent avec peu de finesse les résultats de leur travail. A plus forte raison, les mains calleuses qui ne possèdent ni agilité ni souplesse, bien qu’elles soient douées d’une grande force, sont-elles tout à fait impropres au massage.Il faut que la main du masseur soit charnue. C’est surtout grâce au développement des deux masses musculaires de la paume, les éminences thénar (base du pouce) et hypothénar (base du petit doigt) que cette consistance charnue de la main est obtenue. Outre que le contact de telles mains est agréable au sujet, leur conformation leur permet d’adhérer plus intimement avec les parties massées, et comme en général le sens tactile y développé, l’exécutant se rend beaucoup mieux compte de ce qu’il fait.

TECHNIQUES GENERALES DE MASSAGE

1. LES PRODUITS DE MASSAGE

Les produits de massage facilitent le glissement de la main sur les téguments, et ont pour cela des compositions et des utilisations variables. Il est important de privilegier les produits naturels pour ne pas agresser l’épiderme.

  • ·        L’huile
  • ·        Les gels

2. MANOEUVRES DE MASSAGE

Le mot « massage » est issu d’un mot Grec signifiant pétrir et c’est l’une des formes les plus anciennes de traitement des malaises humains. Hippocrate (460-380 av. JC) a dit à propos d’une épaule démise : « Il convient de frotter lentement et doucement l’épaule avec des mains souples. Le médecin doit avoir l’expérience de bien des choses mais aussi et assurément de l’art de frictionner ».

De nombreux systèmes et techniques se sont développés au cours des âges et continuent de s’inventer. Les mouvements de massage du corps peuvent varier du souple, du léger, des mouvement de caresse rythmiques choisis pour détendre les muscles et les nerfs, à un martèlement puissant et à un pétrissage approprié pour faire fondre les parties grasses.

Pour qu’un massage soit bien exécuté, il importe tout d’abord que masseur et massé soient confortablement placés. Le sujet massé doit être en état de résolution musculaire aussi complète que possible, de façon à ne pas se contracter ni résister involontairement aux efforts du masseur. Aussi, même quand il ne s’agit que de masser un bras ou une jambe, il est préférable que le sujet soit couché plutôt qu’assis. Quant au masseur, il doit atteindre les parties à masser sans être obligé de prendre une position fatigante.

Les principales manœuvres de massage sont: l’effleurage, la pression, le pétrissage, le meulage, le foulage, l’étirement, la friction et la percussion. En pratique, on passe insensiblement de l’une à l’autre ; c’est-à-dire qu’il y a des manœuvres intermédiaires ou de transition qui transforment peu à peu l’effleurage en pression, la pression en pétrissage, le pétrissage en foulage. Il n’y a guère que la percussion, avec ses diverses modalités : tapotements, hachures, etc., qui ait des caractères nettement tranchés.

2.1 / EFFLEURAGE

C’est la manœuvre par laquelle il faut commencer presque toutes les séances. Elle a pour but essentiel d’insensibiliser la région ou, du moins, de diminuer beaucoup sa sensibilité. Les paumes des mains, largement étalées, doivent garder constamment contact avec la peau et glissent dans un mouvement circulaire lent et uniforme sur des zones étendues, elles caressent superficiellement et se moulent à la forme du corps. Les caresses profondes se font avec une légère pression  uniquement dans la direction du cœur (le retour se fait en caresse superficielle). L’effleurage améliore le flux du sang dans les veines, c’est-à-dire contribue à décongestionner les veines. Il s’ensuit que le sang renouvelé circule plus librement, prenant des substances nutritives à tous les organes à travers lesquels il circule. L’absorption des déchets est plus rapide et la circulation lymphatique s’améliore. Ce massage est, par ailleurs, extrêmement apaisant et relaxant, particulièrement pour les personnes nerveuses, irritables ou surmenées.

2.2 / PRESSION

Peu à peu l’effleurage se faisant plus puissant, le contact des mains s’appesantissant davantage sur les régions à masser, l’effleurage se transforme en pression. Autrement dit, la pression n’est qu’un effleurage accentué.  La pression doit se faire de façon plus ou moins forte, suivant le cas. Souvent elle doit débuter très légèrement, pour s’intensifier progressivement à mesure que la douleur s’atténue.  Il s’agit de pressions exercées avec la pulpe des doigts et du pouce en petits cercles appuyés au niveau des masses musculaires, en particulier au niveau des petits muscles, des omoplates, du cou, des mains et des pieds. A un degré plus élevé, la pression s’accompagne de mouvements des pouces et des doigts qui malaxent, pétrissent, tous les tissus à masser et particulièrement les muscles.

2.3 / PETRISSAGE

Le pétrissage ou malaxage, s’effectue quand une partie d’un muscle ou un groupe de muscles est saisi et pressé ou roulé puis lâché alors que l’autre main passe à la région adjacente pour répéter le processus. On saisit ces tissus à pleines mains, par larges plis, que l’on triture avec assez de fermeté, pour activer leur circulation et réveiller leur tonicité sensori-motrice. Ce mouvement s’opère généralement à l’aide des 2 mains, à l’aide de la paume et de toute la longueur des doigts, ou à l’aide du pouce et des doigts, selon l’étendue de la région du muscle à masser. Il est essentiel d’effectuer ce mouvement après avoir préalablement détendu cette région par effleurage. Ce mouvement doit être lent, doux et rythmique, avec un retour constant au point de départ sans rupture de contact ou avec une caresse superficielle. Le pétrissage active la circulation et l’élimination des déchets, contribuant ainsi à réduire la fatigue. La peau, profonde et superficielle ou les tissus de « surface » sont tous stimulés. Le relâchement soudain des fibres musculaires tendues provoque une contraction momentanée, les renforçant et finalement cela peut aboutir à une rupture des tissus fibreux et graisseux. Parfois, pour atteindre des organes profonds qu’il faut assouplir ou dégorger, la pression se transforme  en un «meulage».

2.4 / MEULAGE

Cette manœuvre se fait avec le talon de la main, assez fortement appuyé et qui exécute sur place de petits mouvements circulaires ou de va-et-vient comme pour écraser, meuler les tissus sous-jacents. Elle a pour but d’amollir, dégorger, assouplir ces tissus lorsqu’ils sont encombrés de liquides stagnants, enraidis ou en voie de dégénérescence fibreuse. En cas de lésion ou de douleur localisées sur une émergence nerveuse, un tendon, un ligament articulaire, ce meulage se pratique avec la pulpe du bout des doigts appuyée aussi exactement que possible sur le point douloureux.

2.5 / FOULAGE

Les manœuvres de pétrissage qui, dans certains cas peuvent atteindre une puissance assez grande, doivent diminuer peu à peu d’intensité, de façon à se transformer en foulage. A ce moment, les doigts et les pouces cessent d’agir pour pétrir et toute la main embrasse la région qui a été pétrie pour remonter de bas en haut, de l’extrémité du membre vers le centre en cherchant à refouler tous les liquides interstitiels qui ont été ainsi pressés. C’est en général la manœuvre qui doit terminer toute séance de massage.

2.6 / FRICTIONS

La friction ou frottement profond en cercles est un massages rigoureux en va-et-vient avec le bout des doigts. Ces mouvements peuvent être effectués avec la paume de la main, à l’aide des pulpes du pouce, d’un ou de plusieurs doigts. Avec les frictions, tout se passe comme si la partie de la main utilisée, était collée à la peau du corps ainsi massé ; la peau doit glisser avec la partie de la main utilisée, sur les tissus en dessous et avec pression. Lorsque plusieurs cercles ont été décrits sur une région, la pression doit se relâcher pour que la main (sans perdre le contact) puisse glisser vers une région voisine afin de répéter le mouvement. La pression doit être ferme sans pour autant léser les tissus sous-jacents. Les frictions concourent à l’élimination du liquide excessif accumulé dans le corps et stimulant la circulation. Plus encore, elles peuvent parfois freiner le développement des tissus graisseux ou le durcissement des fibres et des nodules de tension dans la partie traitée.

2.7 / ETIREMENTS

Il s’agit d’effectuer une tension de la peau avec les deux mains qui s’éloignent l’une de l’autre. Cette technique est utilisée dans le massage californien, le drainage lymphatique et le soin tonique circulatoire sauf aux endroits où il existe des varices.

2.8 / PERCUSSIONS

La percussion, sous ses diverses formes, tapotements, hachures et même vibrations, n’est pas d’un emploi général et constant. Elle a surtout des effets excitants utiles à la suite de blessures ou de maladies qui ont laissé les muscles s’engourdir et s’atrophier. Toutefois, en massage sportif ces manœuvres stimulantes peuvent être utiles au début de l’entraînement. On percute donc surtout les muscles, en frappant avec le bord des mains (côté du petit doigt) placées de champ et agissant comme si l’on voulait hacher rapidement, à petits coups, la région massée.  Le tapotement, plus léger, plus doux, se fait avec les extrémités des doigts repliés.
La vibration, faite manuellement, est une manœuvre difficile, fatigante pour le masseur. Elle consiste à appliquer la paume des mains ou la pulpe des doigts sur la région intéressée et à communiquer une suite de vibrations rapides, de menus tremblements obtenus en contractant d’une façon soutenue les muscles de l’avant-bras et même du bras.

VERS UNE CONCEPTION GLOBALE CORPS / ESPRIT

Depuis quelques décennies, les massages retrouvent un écho en Occident. Bien que souvent perçus comme des simples massages de relaxation, ou à visée exclusivement sexuelle (le tantra, l’une des plus célèbres techniques à pratiquer en couple, va pourtant beaucoup plus loin car il est destiné à unifier les partenaires dans la même énergie), ces massages – à l’huile comme la plupart des massages traditionnels orientaux- ont une action globale,à la fois physique, émotionnelle et psychologique, selon la sensibilité et l’intention des participants, praticien et personne massée. Ces massages tirent leur origine ou s’inspirent tous plus ou moins du massage suédois, du massage californien ou du massage indien ayurvédique.

Connu également sous les noms « thérapie de zones », « massage-compression », « thérapie de points de pression », la réflexologie est une des rares thérapies procurant un soulagement grâce à une application éloignée de l’organe en question. Elle est une méthode rapide et précise de diagnostic et de traitement.

Les organes d’une même zone sont souvent reliés et les réflexes concernés – autant que les réflexes affectés – peuvent dévoiler un blocage, par exemple, des yeux et des reins qui sont dans la même zone. En effet, chaque organe et muscle du corps est relié par un canal d’énergie à un point réflexe très repérable sur la voûte plantaire, la main ou l’oreille. Les points sont localisés exactement aux mêmes endroits que les organes ou muscles occupent dans le corps : une grande connaissance de l’anatomie et donc indispensable car les organes du corps sont bien souvent situés l’un sur l’autre ou se chevauchent.

L’équilibre caractérisant la bonne santé se traduit notamment par la circulation sans entrave du sang. La réflexologie traite les maladies fonctionnelles dans lesquelles l’organe perturbé dans sa vascularisation et son innervation fonctionne mal. Il se produit alors un blocage dans le courant d’énergie et des dépôts cristallins se constituent aux points réflexes représentant l’organe où le dysfonctionnement se déclare.

On peut avec certitude sentir ces dépôts, ces tensions, ces indurations, en exerçant correctement une pression  là où les lignes émergent à la surface (ce qui constitue un diagnostic de tout le système corporel), et y remédier par  un massage-pression approprié en durée et en intensité. L’action manuelle sur les points réflexes des zones plantaires agit par le réflexe cuti-viscéral : la pression entraîne une onde qui emprunte la voie afférente sensitive du nerf rachidien puis atteint la moelle épinière, gagne l’encéphale pour arriver à l’hypothalamus, régulateur du système neurovégétatif.

L’encéphale traite alors les informations et induit dans l’organisme des réactions physiologiques rétablissant  l’homéostasie c’est à dire l’équilibre…

Les soins doivent être prédédés d’une série de mouvements préliminaires de massage très doux (notamment du plexus solaire, siège des émotions) afin de créer un état de détente générale.

STATUT ET RECONNAISSANCE DU MASSAGE

EN AMERIQUE DU NORD

Au Canada, la profession de « massothérapeute » est reconnue, représentée par une fédération d’écoles spécialisées qui proposent des formations de 2500 heures. Cet engouement pour les massages se traduit par la multiplication des spas, lieux où l’on associe les activités fiées à l’eau (sauna, bains, piscine), l’exercice physique, les soins du corps et les massages. Bien distinct de la thalassothérapie française, ce concept est destiné à des personnes soucieuses de leur santé et non à des malades. Ces lieux sont d’ailleurs non médicalisés, à l’inverse du principe bien français de médicalisation de toute activité corporelle.

Reiki 2

  • Posted on mars 21, 2017 at 2:15

 Reiki 2

Sunday, 20 November 2011 09:11 | Written by Nancy Samson |

 

Reiki 2

Reiki

Le Reiki est un Énergie en mouvement qui vient directement de la Source de Vie. Cette force est

à l’intérieur de chacun de nous et nous sommes libres de l’exploiter ou non.

Qu’est-ce que le Reiki?

Le reiki est un mot Japonais qui signifie (Énergie Universelle)

Rei= univers

Ki= Énergie

Si nous apprenons à utiliser cette énergie correctement, elle nous permet de guérir:

• Le physique (le corps)

• Le mental (les pensées)

• Les émotions (les sentiments)

Niveau 2

Vous recevrez deux initiations. Vous apprendrez à dessiner et ¸a utilisées, des symboles de pouvoir (pouvoir Divin) ceux donnés par le Maître Usui et ses successeurs, pour l’auto traitement et le traitement à distance.

Vous cellules gardent en mémoire les peines, les peurs et les traumatismes du passé. Vous apprendrez â

questionner la mémoire cellulaire afin de libérer les émotions et décoder toute programmation négative qui conditionne et empoisonne la vie et limite vos actions.